La réaction de Maître Séraphin Umba Kapepe n’a pas tardé après la déclaration des évêques catholiques Membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) au sujet du changement de la constitution. Opposé à cette déclaration, ce cadre de l’Union sacrée qui s’est confié à la presse samedi, a fustigé la déclaration des évêques et clame haut et fort que la Constitution de 2006 doit être changée.
» La constitution actuelle appelle à son changement. Rédigée dans un contexte de belligérance, la loi fondamentale du 18 Février 2006 est dépassée « , a déclaré le haut cadre de l’UDPS/Kibassa et notable du Haut Lomami.
Selon la CENCO, « il n’y a ni urgence, ni nécessité, ni opportunité de changer l’actuelle constitution. Il faut éviter la déstabilisation du pays et des institutions ». Elle a invité la majorité au pouvoir d’éviter les erreurs du passé.
Pour Séraphin Umba Kapepe, les Évêques, membres de la CENCO n’ont pas de leçons à donner à la majorité au pouvoir.
» Les évêques qui estiment que toucher à la constitution c’est rompre le pacte social doivent interroger l’histoire avec une Guerre d’agression de 30 ans dont la RDC est victime de son voisin, le Rwanda. Aujourd’hui, cette guerre d’agression persiste avec l’ancien président de la République, Joseph Kabila et l’AFC -M23, avec la ramification de sauvons la RDC et le C 64″, a indiqué Séraphin Umba avant de fustiger le comportement des évêques catholiques et de l’opposition d’une manière générale qui manipule certains congolais au sujet du changement de la constitution et de la loi Référendaire.
» L’opposition sème la confusion dans les têtes de certains congolais. La loi R
référendaire est un outil juridique qui vient combler un vide juridique de l’article 5 de l’actuelle constitution qui garantit la souveraineté du peuple. L’adoption de cette proposition de loi par les deux chambres du parlement ne veut pas dire la tenue du référendum. Cette proposition de loi, une fois promulguée peut être appliquée à tout moment, aujourd’hui ou après des années. Le référendum est une autre étape à franchir avec un texte d’une nouvelle constitution à soumettre au peuple pour un Non ou pour un Oui. Nous ne sommes pas encore là », a précisé Séraphin Umba.
» Aujourd’hui, il est aberrant pour l’opposition, C64, l’AFC-M23 et autres de menacer qu’une fois cette loi promulguée appelle à une balkanisation du pays. « , a-t-il fustigé.
Par ailleurs, concernant la marche de C64 du 08 juillet prochain vers le palais de la nation pour exiger la démission du Chef de l’État Félix Tshisekedi, Séraphin Umba Kapepe invite la justice à interpeller les initiateurs.
» C64 qui est un mouvement qui se réfère à l’article 64 de la constitution, est un concept creux, car fonctionnant à l’antithèse de ce même article 64. Félix Tshisekedi n’est pas au pouvoir par la force, et ne se maintient pas au pouvoir par la force car étant dans son mandat qui court « , a-t-il éclairé.
En outre, parlant du débat autour de la métaphore qu’a utilisé le Chef de l’État Félix Tshisekedi parlant de l’ancien président Joseph Kabila, comme un chien dressé au service du Rwanda, Séraphin Umba parle d’un débat de bas étage et appelle à un niveau d’intellectualisme et de bonnes études.
Ce haut cadre de l’UDPS/Kibassa fait allusion à d’autres adages tels que se regarder en chiens de faillance, vivre comme chien et chat etc.
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